Les troubles acquis de la communication peuvent survenir notamment après un AVC, un traumatisme crânien, dans le cadre d’une maladie neurologique ou neurodégénérative, d’un cancer ORL, d’une déficience auditive ou après implantation cochléaire.
Ils peuvent concerner :
· Le langage oral et écrit : accès lexical, compréhension, formulation, lecture, écriture.
· La parole : articulation, intelligibilité, débit, coordination motrice.
· La voix : qualité vocale, intensité, hauteur, timbre, endurance, stabilité.
· L’audition et la compréhension en situation : notamment dans le bruit, en groupe ou lors d’échanges rapides.
· Les fonctions cognitivo-communicationnelles : attention, mémoire de travail, vitesse de traitement, fonctions exécutives, organisation du discours et adaptation à l’interlocuteur.
Ces troubles peuvent être discrets en situation calme et devenir beaucoup plus marqués lorsque la personne doit gérer simultanément plusieurs contraintes ainsi que le stress et l'anxiété que cela peut engendrer : bruit, fatigue, rapidité des échanges, interlocuteurs multiples, imprévus ou charge attentionnelle.
Le retentissement peut alors concerner la capacité à soutenir une conversation, téléphoner, effectuer une démarche, comprendre une consigne complexe, participer à un repas, reprendre une activité sociale ou professionnelle.
L’évaluation ne peut donc se limiter à la nature du trouble ou à son degré de sévérité. Elle doit également prendre en compte son retentissement sur l’activité, l’autonomie communicationnelle et la participation sociale.
La période de reconstruction peut par ailleurs s'accompagner d'un niveau de stress, d'anxiété et d'appréhension, susceptible d'altérer l'accés aux ressources cognitives et communicationnelles et d'entraver la mobilisation des apprentissages et stratégies mises en place.
Selon le contexte, les mêmes capacités de communication peuvent être mobilisées très différemment. Le cadre du soin réunit des conditions favorables, tandis que l'environnement extérieur expose à des sollicitations multiples, au bruit et à l'imprévisibilité.
Cet écart entre les capacités observées dans le cadre du soin et leur mobilisation dans la vie quotidienne peut avoir un impact important sur l'autonomie et la participation sociale.